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ÉPHÉMÉRIDES

"Les Couleurs de Zabeth 3 ."
PARTIE III : Epilogue

Pompon rouge et vie en rose

Zab n’avait pas de “petits amoureux” ce n’était pas la mode mais, bien sûr, comme toutes les filles de quinze-seize ans, deux ou trois garçons l’avaient bien fait rêver, et elle en parlait avec Marie, qui avait trois ans de plus qu’elle.
Xavier se souvient qu’aussitôt après la guerre, eurent lieu les fiançailles de Jacques Pidou avec Marie-Antoinette, à Croix, dans le Nord. Après le repas, tout le monde rejoignait Calais en voiture. Dans l’auto se trouvaient Paul Lafranque, Maman Pidou, un autre parent que Xavier ne situe plus bien, François Pidou, et lui-même. Et Paul de dire à Maman Pidou : « Tu sais Maman, Michel Thesse, le frère de Marie Antoinette, a l’air d’en pincer pour Zabeth ». « Et il va falloir regarder cela de près » ajoutait-il en blaguant ! C’est vrai que Zabeth, qui était déjà un “beau brin de fille”, comme dirait Maman Pidou, avait son petit succès. Mais rassurez-vous, elle a toujours été sérieuse… jolie, mais sérieuse !
D’ailleurs, lors de la venue à Calais de Grand-père et Grand-mère Mercier, pour les fiançailles de Jacques et Marie, au Noël 1947, très vite tout le monde s’aperçut qu’Etienne avait “un ticket avec Zabeth” (peut-être à cause du bras en écharpe de la demoiselle, dû au verre cathédrale !), et toute la famille vit cela d’un très bon œil.


Etienne marin en mai 1945

6 avril 1948,Elisabeth au mariage
de Marie et Jacques Mercier.
Zab venait de fêter ses dix-sept printemps, tout comme votre narratrice. Et savez-vous qui elle est aujourd’hui? eh bien, Zabeth… c’est ma grand-mère !
Vers dix-huit ans, la jeune Calaisienne avait donc deux “prétendants” en même temps, mais très gentils tous les deux, bien sûr. Maman Pidou finit donc par lui en toucher un mot : « Zabeth, il ne faut pas faire marcher les garçons, tu dois te décider : oui ou non ». Elle décida, ce ne fut pas Michel mais Etienne, avec qui elle se fiança le 19 septembre 1948. Elle n’avait pas encore ses dix-neuf ans, mais l’avenir prouva qu’elle n’a rien eu à regretter de sa décision. Elle est heureuse.
De la même manière, le mariage de Jacques et Marie suscita trois autres alliances “Mercier-Pidou” – “Pidou-Mercier”
Zab se maria donc avec Etienne le 30 août 1949, et ils ont eu six enfants : Ludovic, Denis, Rémy, Véronique, Sophie et Nicolas …Malheureusement, Rémy et Véronique les quittèrent vite après leur naissance.
C’est alors qu’ils décidèrent en 1971 d’accueillir une petite Eurasienne, Martine qui arrivait du Laos et qui partagea leur vie familiale pendant six ans. Ils ont toujours gardé des liens très proches avec elle et ils considèrent, à sa demande, ses deux filles Ondine et Capucine comme leurs petits-enfants.
Leur vie fut simple. Etienne a été artisan imprimeur. Tous deux ont eu le bonheur de fêter leurs cinquante années de mariage dernièrement, et ils sont grands-parents de onze petits-enfants : Aurélie et Lionel chez Ludovic et Evelyne, Camille Chloé (jumeaux) et Maxime chez Denis Christine, quatre garçons, Adrien Benjamin Jacques Baptiste chez Sophie Jean-Luc et Marine et Fanny de Nicolas Florence, plus les deux filles de Martine.
Leurs quatre enfants sont assez éloignés les uns des autres, à savoir en Charente maritime, dans la Loire, la Meuse et le Loiret, et pour ne pas perdre contact, ils continuent une correspondance dans le style des V.F., appelée une P.A.F. ce qui signifie: Petites Annonces Familiales, qui tient chacun au courant des événements de la famille.
Viroy, juillet 1950, en tandem, Etienne et Zabeth

Je tiens à remercier les quelques affidés suivant de mon entourage, qui m’ont permis de réaliser ce document: Merci en premier lieu à ma mamie Zabeth, pour tous les souvenirs qu’elle m’a fournis. Puis merci à mes grands-oncles et grands-tantes Suzanne, Jacques, Edouard, Geneviève, Marie, François et Xavier, pour les informations supplémentaires, et plus spécialement à Dominique, pour tous les souvenirs qu’il avait écrits lors d’une V.F., et enfin merci à Robert pour “la grande vadrouille” écrite en 1989. Pour finir, je remercie mon scribe pour son aide précieuse (merci papa), et Anne Guallino, mon professeur de français, qu’il ne faut pas oublier, pour sa charmante idée.
Chloé.

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07 Février 2019